Outils personnels
Vous êtes ici : Accueil Votre OREKIN «News of the World» dit «Merci et adieu» à ses lecteurs

«News of the World» dit «Merci et adieu» à ses lecteurs

http://www.20minutes.fr/article/756017/news-of-the-world-dit-merci-adieu-lecteurs

MÉDIAS - Le tabloïd a sorti sa dernière édition ce dimanche...

Le baron de la presse Rupert Murdoch était en route samedi pour Londres afin de tenter de limiter les dégâts provoqués par le scandale des écoutes au sein d'un de ses titres phares en Grande-Bretagne, le News of the World, qui a été sacrifié et sort sa dernière édition ce dimanche.

Le magnat australo-américain de 80 ans, toujours fermement aux commandes de son empire «News Corp», devrait arriver dimanche à son QG britannique, a indiqué à l'AFP une source au sein de News International (NI), société regroupant les opérations en Grande-Bretagne de l'empire Murdoch.

Murdoch senior prend lui-même les affaires en mains, tandis que le scandale entourant le tabloïd britannique News of the World (NotW) ne cesse de prendre de l'ampleur. Son fils James, président des opérations britanniques réunies dans la société News International, a décidé de fermer purement et simplement le journal à sensation.

«C'est un jour très difficile pour nous tous»

Le NotW publie ainsi dimanche sa dernière édition, après 168 ans de scoops sulfureux qui lui ont valu le succès populaire: avec 2,8 millions d'exemplaires, il est l'un des journaux anglais les plus vendus au monde. «Merci et adieu» titre cette édition, selon une image de la une diffusée sur le réseau Twitter. Et la rédaction de conclure: «Après 168 ans, nous finissons par dire adieu avec tristesse, mais aussi beaucoup de fierté à nos 7,5 millions de lecteurs fidèles».

«C'est un jour très difficile pour nous tous», a résumé samedi l'actuel rédacteur en chef du tabloïd, Colin Myler, dans un courriel envoyé aux membres du personnel. L'un d'eux portait un tee-shirt noir, en signe de deuil, où était imprimé: «Goobye monde cruel.»

Le journal a préparé un tirage exceptionnel de cinq millions d'exemplaires, prévoyant une ruée sur les kiosques pour se procurer ce qui deviendra une édition souvenir, a annoncé l'un de ses journalistes à la presse. «Partons dans un feu d'artifices», a écrit sur Twitter un des rédacteurs en chef adjoint du tabloïd. «Nous sommes totalement innocents», a ajouté Helen Moss, une journaliste, se plaignant que ses 200 confrères travaillant au journal paient pour «quelques» coupables.

Trois personnes interpellées depuis vendredi

Aussi traumatisante qu'elle soit, la fermeture du journal n'a pas réussi à mettre un terme au scandale. Trois personnes ont été interpellées depuis vendredi matin, en particulier Andy Coulson, l'ancien rédacteur en chef du tabloïd et ex-directeur de la communication du Premier ministre David Cameron. M. Coulson a été libéré sous conditions, après une journée de garde à vue, comme les deux autres personnes interpellées.

Le NotW est accusé d'avoir piraté depuis 2005 les messageries de milliers de célébrités, de Hugh Grant au prince William, mais également d'une écolière assassinée et de proches de soldats tués en Irak. Il aurait de plus payé des policiers informateurs. Le NotW n'est cependant qu'une goutte d'eau dans l'empire Murdoch, beaucoup plus dépendant de la télévision. Mais le scandale pourrait entraver un projet-phare du baron des médias au Royaume-Uni: le rachat controversé de la totalité du bouquet de chaînes satellitaires britanniques BSkyB.

David Cameron a laissé entrevoir, vendredi, un report de la décision gouvernementale à ce sujet (probablement à l'automne) et Ofcom, le régulateur britannique, a demandé d'être tenu au courant de l'enquête sur le NotW, faisant plonger de près de 8% l'action BSkyB à la Bourse de Londres vendredi.

Destruction présumée de «millions de courriels»

Rupert Murdoch aura fort à faire pour éteindre l'incendie. Il devrait également devoir épauler son fils James qui dirige les opérations européennes et asiatiques de News Corp, et donc celles au Royaume-Uni. David Cameron a estimé vendredi que la police devait interroger toutes les personnes concernées, quelle que soit leur position.

Il a également déclaré qu'il «aurait accepté» la démission de Rebekah Brooks, directrice générale de News International de plus en plus sur la sellette. Selon le quotidien The Guardian, la police enquête sur la destruction présumée de «millions de courriels». «Le QG de Murdoch a-t-il dissimulé des preuves?», se demande le Guardian. News International a démenti.

L'histoire pourrait durer. Tentant vendredi de se justifier devant les employés en colère du NotW, Rebekah Brooks a déclaré que, «dans un an», ils comprendraient pourquoi il fallait fermer le tabloïd, sans vouloir en dire plus.

Il n'y a aucun élément dans ce dossier pour l'instant.

Actions sur le document
Se connecter


Mot de passe oublié ?
Contactez-nous

Des questions? Appelez-nous!

 

 

 

0 951 640 200

(Prix d'une communication locale) 

Orekin sur Facebook